Indie folk

SOLARIS GREAT CONFUSION indie folk

Formation musicale à géométrie variable :
STEPHAN NIESER chant, guitare electro-acoustique
FOES VOM AMEISEDORF basse / JERÔME SPIELDENNER batterie
YVES BERAUD accordéon / ELISE HUMBERT violoncelle
AUREL KING guitare électrique / JACQUES SPEYSER choeur

Derrière ce nom théâtral se cache le projet à géométrie variable du discret Stephan Nieser, qui a pris son temps pour fignoler de sensibles ouvrages folk pop aux racines américaines : Some are Flies, premier album de Solaris Great Confusion, est sorti fin 2016 sur les labels Rival Colonia et Mediapop Records.

Stephan Nieser impose avec douceur un style folk très personnel et prend son temps pour installer l’ambiance d’une musique originale, même si on peut trouver du Simon et Garfunkel dans sa complicité avec Jacques Speyser, l’alter ego choriste. Chacun dans son registre, Foes à la basse, Jérôme Spieldenner à la batterie, Yves Béraud, l’enfant du pays, à l’accordéon, l’élégante Élise Humbert au violoncelle et Aurel King à la guitare, se mettent au diapason d’une lenteur calculée. Les musiciens ont la volonté de faire durer les notes, de les épanouir sans contrainte de temps, de leur donner leur chance de distiller chez le public une sensation de perte de contrôle. On se laisse aller dans le flot harmonieux des mélodies, prenantes et charmantes, dans le sens de tomber sous le charme… — Dernières Nouvelles d’Alsace

Ecouter un set de Solaris Great Confusion, c’est flotter dans un moment suspendu. C’est transgresser totalement la notion de temps. On perd toute notion d’époque, on perd toute notion de durée. Les minutes à la fois filent et s’étirent. (…) Les pépites folk de Stephan Nieser ont ce pouvoir-là. Mais elles ont aussi le pouvoir de fonctionner quelque soit la configuration, et même sans percussion, comme ce soir. Un accordéon (celui d’Yves Béraud, qui apporte cette nostalgie douce, si élégante), une guitare électrique (celle d’Aurel King, qui vient gratter des accents blues profonds et métalliques, parfaite balance au reste), et les chœurs (ceux de Jacques Speyser, toujours aussi chauds et brillants), voilà qui suffit à habiller la guitare acoustique et la voix de Stephan Nieser. La preuve sûrement de la force de ses compositions. Quand Close To The Bones signe la fin de la soirée, on hésite à bouger. Solaris Great Confusion fait partie de ces groupes qu’on a bien du mal à quitter. Rock’n fool, live report

Dans la musique de Stephan Nieser, le guitariste alsacien qu’on a pu croiser au sein de Buggy ou des Original Folks, les évidences s’additionnent: celles des thèmes et de l’orchestration. Avec élégance et justesse comme si le fait de marcher sur les traces de Fred Neil, Howe Gelb ou Cass McCombs l’engageait malgré lui. Rien ne semble de trop dans son nouvel album, même si la retenue apparente dissimule mal le bouillonnement créatif du personnage. Derrière le folk, le psychédélisme pointe son nez par petites touches: un piano Rhodes, une guitare, un vibraphone ou un mélodica épouse le corps comme une caresse, mais la main passe au-dessus de la peau sans la toucher ; effet garanti, émotion à couper le souffle. On suit le mouvement, les yeux fermés, guettant l’extase. La chaleur est là, enveloppante et généreuse, comme la promesse d’un bel automne. — ZUT!

Solaris Great Confusion